Message de la présidente – Janvier 2026

Alors que nous amorçons une nouvelle année, c’est le moment de réfléchir à celle qui vient de s’écouler — aux défis que nous avons relevés et aux occasions qui nous attendent. C’est aussi un moment pour réfléchir à notre raison d’être. Pour la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), celle-ci demeure claire : promouvoir l’excellence en santé des femmes par le leadership, la défense des intérêts, l’éducation et des soins empreints de compassion.
L’année écoulée a été marquée à la fois par la complexité et le progrès. Partout au Canada, nos membres ont continué d’offrir des soins de grande qualité, centrés sur les patientes, au sein de systèmes de santé de plus en plus sollicités. Vous avez fait preuve de résilience, de professionnalisme et d’un engagement sans faille envers vos patientes, souvent dans des circonstances difficiles. À l’échelle nationale, la SOGC a travaillé sans relâche pour amplifier vos voix, défendre des politiques fondées sur des données probantes et veiller à ce que les réalités des soins de première ligne soient prises en compte dans les échanges avec les gouvernements, les partenaires et le public.
Nous avons réalisé des avancées significatives dans la mise en œuvre de nos priorités stratégiques. Nos efforts de représentation ont porté sur des enjeux cruciaux en santé sexuelle et reproductive, à l’équité en matière de santé et à l’accès aux soins. Nous avons renforcé nos relations avec des partenaires nationaux et internationaux, consolidant ainsi le rôle du Canada comme chef de file mondial en santé des femmes. Nous avons continué à soutenir nos membres à travers la formation, l’orientation clinique et des occasions d’engagement, tout en mettant l’accent sur la gouvernance, la pérennité organisationnelle et la transparence. Nous avons également priorisé la collaboration avec des groupes de sous-spécialités et travaillons à l’élaboration de protocoles d’entente avec CanSAGE et CanPAGO. De plus, le Sommet ontarien de FMC sur la médecine fœto-maternelle au sujet du placenta, de la prééclampsie et du PlGF a connu un grand succès et a été très bien accueilli.
Parallèlement, nous reconnaissons que des défis importants persistent. Les pressions exercées sur le personnel, les inégalités du système et les obstacles à l’accès à des soins appropriés et en temps opportun pour les femmes continuent d’affecter tant les prestataires que les patientes. Le temps limité en salle d’opération, les contraintes en ressources humaines, le soutien organisationnel insuffisant et le financement inadéquat demeurent une réalité quotidienne pour bon nombre de nos membres.
Dans ce contexte, le projet de loi S-228 — qui vise à reconnaître explicitement la stérilisation forcée comme une infraction pénale en vertu du Code criminel du Canada — a passé en première lecture à la Chambre des communes après avoir déjà été adopté par le Sénat. Bien que la SOGC condamne sans équivoque la stérilisation forcée, nous estimons que la criminalisation à elle seule n’est pas la solution appropriée. Une voie plus efficace repose sur la prévention par le renforcement des processus de consentement éclairé, sur des soins culturellement sécuritaires qui écoutent et apprennent des femmes autochtones et d’autres femmes marginalisées, ainsi que sur une action coordonnée avec les ordres professionnels provinciaux et territoriaux et l’Association canadienne de protection médicale. La SOGC continuera de s’opposer à ce projet de loi dans sa forme actuelle et encourage ses membres à communiquer avec leur député pour leur faire part de ces préoccupations.
Pour l’année à venir, nous devons faire preuve d’ambition et de collaboration. Nous poursuivrons nos efforts pour promouvoir des politiques qui soutiennent la santé des femmes et les professionnel(le)s qui offrent les soins, tout en renforçant notre gouvernance et nos assises organisationnelles afin que la SOGC demeure réactive, durable et guidée par ses membres.
J’invite les membres à visiter le site Web de la SOGC pour découvrir nos offres de formation. Le cours GESTA (Gestion du travail et de l’accouchement) de la SOGC demeurent une pierre angulaire de la formation en obstétrique au Canada, mettant l’accent sur la sécurité des patientes, la communication interprofessionnelle et la gestion des risques. Offerts par des enseignants expérimentés, ces cours fournissent des outils pratiques qui peuvent être appliqués immédiatement dans la pratique. Les cours de formation pratiques avancées en obstétrique sont également offerts aux clinicien(ne)s qui gèrent des soins obstétricaux complexes et à haut risque, en mettant l’accent sur la prise de décision clinique avancée, la gestion fondée sur des données probantes et les approches multidisciplinaires dans des situations complexes.
La SOGC tiendra également des sommets axés sur les patientes portant sur la ménopause et la perte de grossesse précoce, reflétant notre engagement envers un partenariat avec les femmes et les patientes. Ces sommets permettront aux femmes d’acquérir des connaissances afin d’améliorer leur compréhension, de réduire la stigmatisation et de favoriser des soins plus adaptés, plus compatissants et plus équitables — leur permettant de défendre les soins auxquels elles ont droit.
Enfin, je vous invite à vous inscrire au Congrès clinique et scientifique annuel de la SOGC (CCSA), qui se tiendra à Ottawa du 17 au 19 juin 2026. Joignez-vous à des collègues de partout au Canada dans la capitale nationale pour apprendre, créer des liens et collaborer. Profitez des tarifs spéciaux pour les inscriptions anticipées, offerts uniquement jusqu’au samedi 17 janvier.
Alors que nous entamons la nouvelle année, nous continuerons de défendre les intérêts, de diriger et de soigner — guidés par les données probantes, par la compassion et par un engagement indéfectible à améliorer la santé et la vie des femmes et des familles partout au Canada. Comme toujours, j’accueille avec plaisir vos commentaires, réflexions et suggestions. N’hésitez pas à me joindre à l’adresse suivante : president@sogc.org.
Dre Lynn Murphy-Kaulbeck
Présidente de la SOGC